atelier d'écriture, semaine 1

LA RECHERCHE
L'approche en arts visuels est différente des autres secteurs parce que
- le chercheur est engagé dans l'objet d'étude
- l'objet d'étude est inachevé donc par vraiment observable, 
   on le ressent plutôt qu'on le voit.
- l'objet d'étude est dynamique, il évolue constamment


Comment nommer le faire, comment révéler le savoir dans le faire ?
Le texte au sujet du travail, de la pratique
- son but n'est pas de le rationnaliser ni de l'objectiver
- ne doit pas légitimer la pratique 
- doit tenter d'en saisir des parties pour le rendre plus dynamique, 
   plus intéressant.
- sa forme doit répondre aux enjeux de la pratique.


Distinguer les écrits :
PROGRAMATIQUES : Qu'est ce que l'art ? Qu'est ce qu'il devrait être ?
                                   Rédigés en amont de la création.
RÉFLEXIFS : Réflexion dans l'action ou après la création
                    Savoir encapsulé dans le faire (gestes, actions)


Différentes approches (réflexives) pour le mémoire
1. 
Identifier certains aspects de l'activité de création (sciences cognitives s'y intéressent beaucoup) ou théoriser son processus. L'artiste a un accès privilégié à ce type de savoir (théoricien n'y a pas accès) Il est aussi possible de parler de son modèle de création (j'ajouterais : s'il se distingue de ceux déjà énoncés)
2.
saisir la nature de la pratique pour la contextualiser (approche habituelle) Relever les préoccupations dans la pratique, les motivations, les intentions, définir les enjeux.
3.
réfléchir sur un thème à partir d'un point de vue d'artiste. Utiliser un point de vue artistique pour expliquer des phénomènes sociologiques ou anthropologiques (exemples : immersion dans une usine avec des travailleurs pour ensuite parler de parallèles artiste et travailleur en industrie)
Autres possibilités
- rendre compte de la recherche (par fiction ou autre) pour accéder à l'objet d'étude
- parler de plusieurs oeuvres réalisées pour comprendre la genèse de l'oeuvre à partir du travail antérieur.


Distinguer le 
poétique : rapport artiste/oeuvre
de l'esthétique : rapport artiste/visiteur


Aller consulter livres : distinguer les différentes approches méthodologique 
Approche EURISTIQUE : "le chemin se construit en marchant"
...le trajet plutôt qu'un projet


ARTICULATION THÉORIE & PRATIQUE


Savoir distinguer :
DONNÉES BRUTES 
Description de
- matériaux,
- échelle, dimensions
- nature du site d'exposition
- durée de la pièce et/ou de la réalisation
- type de réalisation (artisanale, industrielle...)
- jeu de références évidentes
- action, opérations (verbes)

Collection de données brutes
- journal / carnets  (combinaison de croquis, notes, listes, questions)
- enregistrement du processus (photo, sonore...)
- entrevue / conversation (sans plan, euristique)
- entretien dirigé

DONNÉES TRAITÉES (analyse et enjeux, interprétation des données brutes)
ENJEUX : formels ? politiques ? critiques ? esthétiques ? symboliques ?

**JEU**
À partir de l'oeuvre Haus ur de Gregor Schneider


DONNÉES BRUTES 
- maison familiale
- 3 étages
- des pièces sont construites à l'intérieur des pièces
- portes et fenêtres ne sont pas nécessairement vis-à-vis donc on ne voit pas dehors
- certaines chambres se barrent si on ferme la porte. pas de clé disponible
- matériaux et éclairage de même nature que pour rénovations
- éclairage crée fausse impression de jour et de nuit
- visites sur demande (pas ouvert au public)
- je doute que l'artiste y vive vraiment de nos jours
- les nouveaux murs cachent les anciens
- il construit lui-même
- projet en évolution constante
- certaines pièces sont parfois transportées pour être exposées ailleurs


DONNÉES TRAITÉES (interprétation, analyse)
- anti-spectaculaire parce que ce n'est pas visible de l'extérieur ni ouvert au public 
- sentiment d'enfermement, désorientation à cause du côté labyrinthique 
- les ajouts nuisent à la fonctionnalité de la maison
- l'histoire familiale se trouve masquée, elle est imprimée dans les murs 
- immersif / total / in situ
- réflexion sur l'histoire de l'artiste et on le suppose sur l'histoire de l'Allemagne
- mélange et confusion art et vie
- matérialisation, mise en scène de son inconscient (ou d'une conception de soi)
- la maison exprime ses côtés sombres


ENJEUX  (ici : symbolique)
= réflexion sur l'habité, la maison
= représentation de l'artistes, de son espace mental
= volonté d'extérioriser ses "démons" sans que ce soit trop visible pcque codifié
= donner à voir ce qui nous échappe
= conflit entre ce qui est donné à voir et le caché (pas repérable de l'extérieur)
= rapport entre l'environnement et notre construction


Autres exemples:
un cadrage serré (BRUT) permet de mettre l'emphase sur la réaction psychologique du protagoniste (ANALYSE)
l'usage du hors-champs (BRUT) fait dire à la caméra ce qu'elle ne filme pas (ANALYSE)
l'homme est filmé par 20 caméras à la fois (BRUT) afin d'intensifier le processus de fétichisation (ANALYSE) puisque l'oeuvre traite du culte de la célébrité et l'héroïsation dans le sport (ENJEUX)

biographie d'artiste

Je réfléchi à l'écriture de bio depuis 2004, moment où Nicolas et moi, alors duo de VJ, avons dû en composer à la demande de la SAT et autres organismes culturels.


À cette époque, nous nous moquions des bio que nous trouvions partout à Montréal. Premièrement, parce nous savions que ces courts textes pompeux écrits à la 3e personne du singulier et vantant le succès worldwide des artistes avaient été rédigées par les artistes eux-même (ce qui n'a pas vraiment changé aujourd'hui.) Le but de la biographie est-il de prouver que notre travail a eu une grande distribution ? Sert-elle remplacer, voir améliorer le CV en omettant les détails les moins glamour et à mettre en évidence les 4 ou 6 mots les plus vendeurs/flatteurs ? La majorité des artistes que je connais peuvent dire "ses oeuvres ont été présentés au canada, aux états-unis et en Europe (ou France)" Qu'est-ce qui nous distingue alors ? Qu'est ce que je souhaite apprendre de l'artiste ?


Avec Nicolas nous avions choisi une approche presque absurde à la première personne.
Nous sommes un garçon et une fille. Nous avons les cheveux bruns. Nous détenons des baccalauréats. Nous sommes compulsifs. Nous aimons les ordinateurs et les boutons. Nous faisons des siestes et classons les images. 

À date j'ai réussi à éviter d'écrire une bio pour ma pratique en arts visuels. Mais ça me rattrappe. Je dois m'y mettre cette semaine...


LE CONTENU POSSIBLE
Lieu de naissance (originaire de), de résidence
Études (tout ? en partie ?)
Travail si pertinant (design ? théâtre ?)
Ce à quoi je travaille actuellement (maîtrise, préciser ma question, ma recherche ?)
Récipiendaire de bourses ? les nommer ?
Exposition, nommer les plus intéressantes ?
Je m'intéresse à ?
Je travaille suivant telle ou telle méthode, technique, logique ?
Parler de ma démarche plutôt que de mon parcours ?
Les médium privilégiés ?


OPTION 1
La vérité plate ou enjolivée


OPTION 2 
Mythologie de l'aritsre, Artiste mythique. Parcours fictif


Pour Collision 8 je pourrais m'en tirer en mettant dans mon portfolio un CV et un texte de démarche à la 1re personne. En espérant que pour leurs envois et archives personnelles ils n'en exigent pas une ...

lecture, ici et là

La revanche des émotions, Catherine Grenier


"artiste-femme revendiquant sa féminité, mais sans y mettre le sérieux théorique qui aurait pu valider une telle position" p.79


"un grande partie de son travail va alors se déployer sous le signe de l'exorcisme, sur un mode de plus en plu théâtral [...] Originairement critique son oeuvre devient violente, depuis toujours sexuées, ses formes deviennent sexuelles ; léger et sentimental, son ton devient grotesque et dramatique. [...] Elle ne s'est jamais inscrite dans la lignée duchampienne et a toujours revendiqué sa familiarité avec le surréalisme et l'art populaire." p.81


"besoin de formalisation des emotions des pulsions intimes" p.82


"Annette Messager a pris le parti difficile de traduire son expérience du monde dans une oeuvre qui nous parle le langage de l'émotion et des signes." p. 83


(la jupe revient)

En vue de la présentation finale au séminaire Art, subjectivité et identité : figures du discours et formes de subjectivation.
Et suite à une correspondance fictive avec Louise Bourgeois

" Art is restoration: the idea is to repair the damages that are inflicted in life, to make something that is fragmented — which is what fear and anxiety do to a person — into something whole "

“Voilà, c'est ce que je veux dire, qu'il faut faire avec des forces qu'on ne peut tout simplement pas contrôler, encore moins comprendre, et qu'on doit se contenter de faire attention, d'assurer sa survie physique.”

Destruction du père, reconstruction du père : Ecrits et entretiens, 1923-2000 / Louise Bourgeois ; choisis, réunis et présentés par Marie-Laure Bernadac et Hans-Ulrich Obrist, p.135

“je me sentais merveilleusement heureuse en Italie. J'étais au soleil toute la journée et je faisais ce que je voulais. J'étais l'image même de la santé et du bonheur, mais dans le même temps, en fait, je réalisais la femme «hystérique ». Ainsi, il y a une grande, très grande distance entre ce qu'on est et ce qui nous perturbe.




Ilya & Emilia Kabakov : installation & theater, Munich : Prestel 2006


p. 13       (faisant référence à Michael Fried, Art and objecthood, essay and review, 1998) any installation represents a theatricalization of art, that signifies a transference of attention from a work of art as such to its staging, similar to how attention is switched from a product offered for sale to its advertisement or packaging.

[...] KABAKOV : Theater is that place where, siting in the seat and looking at the stage, we find ourselves drawn into something without our consent, we lose the ability to comprehend, we lose the will and capability for reflexion. (Ensuite il fait référence entre autre à Brecht qui malgré la distanciation reste dans les règles du théâtre, ne révolutionne pas tout le rapport scène/salle)

p.14-15    GROYS : Does that mean that you want to return to the sacred aura of the theater? But just in the same way the churches themselves were transfrmed virtually into tourist attractions or into museum, the theatrical aura became an element of entertainment and its now impossible to reconstruct it just like it was. (installation --> return of sacred experience)

exprimer vs s'exprimer

"ça ne peut plus seulement venir du plus profond de soi-même"
                                                                    Mario Côté à propos d'un texte de Sloterdijk

More than this



Cette session j'ai surtout appris l'impression jet d'encre d'images numériques ...

Criterium 2011

Rencontre avec JanaSTERBAK


J'ai présenté mon travail depuis 2008, donc tout le carton.


COMMENTAIRES

  • Je n'ai pas à me préoccuper si mes oeuvres sont durables ou non. Une bonne documentation peut suffire et on a l'avantage de ne pas avoir à représenter/entreposer ses oeuvres. Le carton offre l'Avantage d'être disponible partout. Je suis d'accord en partie. POUR: Je fonctionne déjà comme ça. Oui le carton il y en a partout. Je déteste reconstruire mes oeuvres à chaque fois qu'elles doivent être montrées (ça prend des semaines!) mais bon, il faut ce qu'il faut ...  POUR: une bonne documentation peut "améliorer" l'oeuvre en la présentant sous ses meilleurs angles, sa meilleure lumière.  CONTRE: s'il y a seulement une documentation tout l'aspect expérientiel de mes projets disparait. CONTRE: Les commissaires (qui sont roi) aiment composer des programmes à partir des oeuvres qu'ils connaissent n'auraient jamais rien de moi.  CONTRE: au Québec, les pratiques installatives sont (à moins d'être célèbres) présentées dans les centres d'artiste. Si je n'ai rien de durable/vendable je n'aurai aucun revenu. 
  • Elle a beaucoup accroché sur le projet conduites, et aimé les éruptions. 
  • Elle n'est absolument pas interpellée par le projet de sous-marin en ciment
  • Les gens trouvent intéressant que malgré la 3D on garde un feeling handmade, bricolé
  • Elle trouve que je souhaite en mettre trop dans les projets à venir. Oui, c'est toujours comme ça pour tout mes projet : au début ça foisonne et une fois terminé plusieurs trucs sont éliminés donc tout est simplifié.
  • J'ai depuis perdu toute envie de faire de l'art. Toute la belle énergie que j'Avais développé au cours de la session est disparue, elle ne tenait pas à grand chose, mais ça reviendra... le plus tôt le mieux 




"bébé, il faut avoir une grosse tête, ils ont tous une grosse tête ces gens-là"

extraits

Tirés de La carte et le territoire, Michel Houellebecq, Flammarion


"j'essaie de construire un espace artificiel, symbolique, où je puisse représenter des situations qui aient un sens pour le groupe" (Jed Martin) p.149


"être artiste, à ses yeux, c'était avant tout être quelqu'un de soumis. Soumis à des messages mystérieux, imprévisibles, qu'on devait donc sans faute de mieux et en l'absence de toute croyance religieuse qualifier d'intuitions ; messages qui n'en commandaient pas moins de manière impérieuse, catégorique, sans laisser la moindre possibilité de s'y soustraire(Jed Martin) p.perdue


"mais pour se lancer dans l'écriture d'un roman il faut attendre que tout cela devienne compact, irréfutable, il faut attendre l'apparition d'un authentique noyau de nécessité. On ne décide jamais soi-même de l'écriture d'un livre, avait-il ajouté ; un livre, selon lui, c'était comme un bloc de béton qui se décide à prendre, et les possibilités d'action de l'auteur se limitaient au fait d'être là, et d'attendre, dans une inaction angoissante, que le processus démarre de lui-même."(Jed Martin rapportant les propos du personnage Michel Houellebecq) p.254


"ma vie s'achève, et je suis déçu. Rien de ce que j'espérais dans ma jeunesse ne s'est produit. Il y a eu des moments intéressants, mais toujours difficiles, toujours arrachés à la limite de mes forces, rien jamais ne m'est apparu comme un don et maintenant j'en ai juste assez, je voudrais juste que tout se termine sans souffrances excessives, sans maladie invalidante, sans infirmité" (Michel Houellebecq) p.261



SEPT  JOURS DANS LE MONDE DE L'ART CONTEMPORAIN
Sarah Thornton
Feel good lecture, proposée par Jean DUBOIS


L'auteure suit la légendaire master class de Michael Asher à CalArts, Los Angeles, USA


p. 62
"L'inscription revient à 27 000 dollars par an. et même avec les bourses, des emplois d'assistants et autres boulots à temps partiel, certains se retrouvent avec 50 000$ de dettes à la fin de leur cursus de 2 ans"


p.64
Rapportant les propos de Leslie Dick, professeur "Un artiste (...) ne travaille pas, il jour, mais c'est un jeu sérieux. (...) L'art est une matérialisation : on prend quelque chose qu'on a en soi et on le met à l'extérieur de soi pour s'en débarrasser"


p.66
Rapportant les propos de Baldessari : " Expérimentez ! Ne restez pas pétrifié à l'idée d'être incorrects, et ne dites pas que vous ne voulez créer que des chefs-d'oeuvre" Baldessari croit que l'une des fonctions les pls importantes de l'éducation artistique consiste à démystifier les artistes : "Il faut que les étudiants constatent qu'ils sont comme eux, des êtres humains tout simplement".


à CalArts "l'opinion qui prévaut est que, faute de rigueur conceptuelle, une peuvre n'est pas de l'Art, avec un grand A. Éventuellement de l'illustration, du design tout au plus.


transcription des passages importants à terminer...

Compte rendu de la présentation de l'atelier III
Avec Jean Dubois et Lesley Johnstone, conservatrice au Musée d’art contemporain de Montréal

Conclusions : 
On me l'a souvent dit, mais je l'ai vu encore une fois  :
- les gens ne croient vraiment qu'aux projets résolus qu'on leur présente
- les gens croient surtout aux projets qui vont dans le même sens que les projets antécédents
- Si je souhaite présenter les boîtes-à-savon à des galeries en septembre, je devrai trouver une bien meilleure façon de les présenter
- Pour monter des dossier, je devrais m'inspirer de la formule que nous utilisons au travail, comme si je m'adressais à un client pour un appel d'offre.

GoKart : 
- Bon accueil de mon abri  Time Limit enfumé (religion vs rythme vie contemporaine). Certain ont trouvé intéressant le lien que je souhaite faire avec les voitures.
- Lesley Johnstone trouvait que TIME LIMIT bénéficiait de théâtralité mais avait peur que nuise aux bolides..
- Lesley Johnstone a émis une réserve sur le projet des GoKart, croyant que un peu loin de ma pratique et un peu trop littéral. Je partage cette réserve (littéralité) mais je sais que je l'éviterai durant le processus de construction. À l'avenir je devrais présenter mon ancien projet robots-jouets en lien avec les go-karts pour souligner le lien avec ma pratique.
- Mathieu Lévesque croit que les autos décorées/pimpées et celles avec moteur devraient être séparées. Je suis d'accord, c'était prévu comme ça. Mais encore une fois ma documentation ne le montrait pas. 

Sous-Marin :
- Le groupe y croit beaucoup plus qu'aux bolides, étant donné le lien évident avec ma pratique. 
- Le groupe ne croit pas que les visiteurs entreront dans le sous-marin, se glisseront à l'intérieur et s'y enfermeront. Ils ont raison. Une infime partie des visiteurs se le permettra. J'ai répondu que je suis consciente de ce fait et que je verrai bien ce qui arrivera durant la construction, peut-être le texte sera changé, modifié, déplacé, peut-être sera t-il suffisant que les gens se tiennent debout à l'intérieur.
- Lesley Johnstone croit que de voir le sous-marin de l'extérieur serait quand à elle suffisant.
- j'ai oublié mot utilisé par Jean à propos de mon travail, du contraste entre gigantesque et fun et déception-frustration mais c'était sympa

Dossier
Jean Dubois fais la remarque que je devrais développer Time Limit davantage que les bolides. 
J'en conclu que mes bolides étaient mal présentés et que Jean est de toute évidence plus attiré 
vers le projet qui touche les thèmes qu'il affectionne (religions vs art, approche plus conceptuelle).  
J'en prend pour exemple que Jean et Simon B. mettaient en doute mon projet "Time Limit" 
lorsque je l'ai expliqué, et qu'ils ont complètement changé d'avis lorsqu'ils l'ont vu.

Autre remarques :
- TENIR AU COURANT Lesley Johnstone DE CHACUN DE MES NOUVEAUX PROJETS
- Et je dois peaufiner mon site web !!!
- Je semble TRÈS convaincue de mes projets et presque imperméables aux suggestions et opinion.
- Je trouve surtout utile que les gens décrivent ce qu'il perçoivent, reçoivent, comprennent


Prochain projet : Bunker
Matériaux : Ciment ?

Why do I always feel like what's good enough for them is not good enough for me ? 


Blass, Boyle, Emin...


Pourquoi est-ce que dans mon texte de démarche il n'est pas question d'affect, d'identité, d'existentialisme ?

Architecture


Le fonctionnalisme et l'esthétique
Louis Sullivan (1856 – 1924) coined the phrase "form ever follows function", which, shortened to "form follows function," would become the great battle-cry of modernist architects. This credo, which placed the demands of practical use above aesthetics, would later be taken by influential designers to imply that decorative elements, which architects call "ornament," were superfluous in modern buildings. (Louis Sullivan, Wiki - EN)

(...) la forme suit la fonction, résumant sa pensée suivant laquelle la taille d’un bâtiment, sa masse, sa grammaire spatiale et toutes les autres caractéristiques de son apparences doivent dériver uniquement de sa fonction. Cette proposition impliquait que, si les tous les aspects fonctionnels sont respectés, la beauté architecturale en découlera naturellement et nécessairement. (Fonctionnalisme, Wiki - FR)



Le fonctionnalisme et la construction
Le fonctionnalisme a le plus souvent proposé des formes qui découlaient des impératifs de la construction et mettaient en avant la réalité des matériaux et des forces physiques mise en oeuvres dans les bâtiments, plus que ses fonctions sociales. C'est pour cette raison qu'on rattache au fonctionnalisme l'essentiel de l'architecture moderne, et l'architecture brutaliste, auxquelles on reproche souvent avec raison d'être assez peu fonctionnelles.
Utilitarianism in architecture can mean several things.
  • The belief that the value of a feature is determined by its utility. The quality of being utilitarian: housing of bleak (froid, morne) utilitarianism.
  • The aesthetic of exposing necessary materials and features, such as metal or heating pipes, which are normally included in a design for their utility rather than their aesthetic appeal. (Form follows function, Wiki - EN)
    EXTRAITS DE LECTURE EN LIEN AVEC MA PRATIQUE


    Stephanie Rosenthal, Walking in my mind.


    p. 10
    "visual artists can contribute to our understanding or the human mind and address the question: 'Where and what is my Self ?'.


    "ten immersive installations […] that can be read as translation of the human mind into physical form. It offers some of the different ways in which artists construct images of their owner universal minds - which, from their part, draw the visitor into the artistic construct."


    "These installations are the outcome if the artists' ability to create real, physically accessible 'mental' spaces that demand a response from the viewer. At the heart if the exhibition are works that envelop the visitor, making it all but impossible to distance oneself bodily from what one is seeing."


    "Installations frequently involve viewers so that they become part of the work, an element on the composition, even a participant (…) Allan Kaprow famously called for participants rather than spectators for his 'environments' However, in this new role, the viewer could also by definition become an intruder,(…)"


    p. 11 
    Quoting an email communication with the artist Thomas Hirschhorn : "I want my work to way into the mind of the spectator (the Other) … I want to create a dialogue or a confrontation in the mind of the Other. I see it as the noble task ot a work of art to link the creator's mind to the Other's mind. A work of art aims to enter and to occupy the mind of the Other."


    p. 12
    "In the midst of the Cavemanman labyrinth we find ourselves both tangled up in our own thoughts and confronted with the artist's thoughts."


    Thomas Hirschhorn, interview with Paul Schmelzer, http//mnartists.org/work.do?rid=126081
     " I believe there is the possibility to structure your mind in a cave with cavities where you put something inside, with garbage, with unspeakable things. We think there's no light on, we think they're forgotten ... it's a metaphor for the space in the mind"


    "While Hirschhorn presents a three-dimensional collage made up of images taken from reality (objective mind), we also create our own reality (subjective mind) from the knowledge and experiences we bring to the piece, which might create what Hegel calls the 'absolute mind'."


    "Like an installation, a studio can also be read as the reflection of a mental space.". In Hirschhorn's case, the materials leave this studio to become embedded in an environment that minimizes one's usual sense of being in a exhibition space. He creates the context for his materials and in effect makes up the fact that his work have left the context in which they were made."


    "working in situ to avoid the problem of having to show works in a a context other than that in which they were created. By the same token, artists like Ilya Kabakov took  their studios to the viewer in the form of installations to create the right context for for their art. This is done more explicitly by Gregor Schneider in his Haus Ur (…)"


    p. 88-89 MARK MENDERS (NL)


    "his ongoing project Self Portrait as a building. All his work since then has contributed to this 'self-portrait', which is neither a likeness of the biological Mark Menders, nor of any actual person, and which seldom assumes any architectural attributes."


    "Manders describes the project as consisting of 'objects that relate to language'. Originally he had planned a written self-portrait, a 'book without a beginning or end', which was to be 'formed collectively by seven imaginary persons in a building'. Eventually, Manders realised that he wanted to work with something more abstract than words, and concluded that it would be better to use objects."


    "The artist Mark Manders is a fictional person. He is a character who lives in a logically designed and constructed world, which consists of thoughts that are congealed at their moment of greatest intensity."
    UTILISATION DE TEXTE EN ART VISUEL (pratiques se rapprochant de la mienne)


    Utilisation de phrases dans l'oeuvre de Tim Etchell, textes tirés de son site, onglet Statement/CV ou accompagnant certaines photos.




    "In my fiction I’m interested in finding new approaches to story and to character, as well as in exploring the limits and possibilities of language itself. I’m often drawn to very particular voices, and to collaging or creating collisions between seemingly disconnected narratives and worlds. Slang or blunt pub anecdote, for instance, might sit side by side in my writing with internet technical jargon, B-movie quotation or phrases from fairy tales as the collection Endland Stories (Pulp Books 1999) and the later work The Dream Dictionary (Duck Editions, 2001) established. My first novel; The Broken World, which takes the form of a slacker love story crossed with a guide or walkthrough to a non-existent computer-game, was published by Heinemann in Hardback in July 2008 and in paperback in September 2009."



    "Through simple phrases spelt out in neon, Etchells create miniature narratives, moments of confusion, awkwardness, reflection and intimacy in public and gallery settings. Encountering these signs, in the streets of a city or in the space of a white cube gallery, the viewer becomes implicated in a situation that’s not fully revealed. As often in Etchells’ work in these neons the missing parts of the picture are as important as the elements that are present. Invoking a story, or projecting an idea out-of-context into the situation of the work invites us in, but into what exactly we can’t be sure."  


    "In a certain sense, a text most appropriate for a private communication is here turned into a public one, bringing in a host of confusions and amplifications of its status and significance."




    “Why? The answer to why is in the work. It’s not in what we say here… and certainly not in what we say here when we’re trying to answer questions in 20 minutes to something that is intentionally entangled”
    Paul McCarthy, interviewed, art:21, Season 5


    when it comes to say something …like language… like communication on a daily basis, I feel like I’m putting an ocean through a straw
    Björk (interviewed)

    I like my things to be accessible and slightly irreverent at the same time.
                                                                            Sarah Lucas (in Art Now)

    We are trying to build visions that people  can experience with their whole bodies, because virtual worlds cannot replace the need for sensual perception.
                                                                            Pipilotti Rist (in Art Now)

    Je rentre à l’hôtel avec cette joie enfantine.  On est en présence d’une œuvre d’art quand ce n’est pas ce que l’on voit qui compte, mais bien l’énergie que cela déclanche en nous .
                                                                                                    Dany Laferrière, Je suis fatigué, p107


    " L'art ne vient pas coucher dans les lits qu'on a faits pour lui; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom : ce qu'il aime c'est l'incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle ".
     Jean Dubuffet


    When truth is buried underground it grows," "it chokes, it gathers such explosive force that on the day it bursts out, it blows up everything with it."
                                                                            Emile Zola



    3 mai 2011


    Comme l'avait souligné Stephen, j'ai tenté de coincer trop de choses que dans mon sujet avant d'arriver à la version épurée que j'ai remise. Comme d'habitude j'ai commencé par m'éparpiller (parce que je ne sais pas classer mes envies et mes besoins par ordre d'importance) mais surtout parce que je n'ai pas eu le temps de laisser venir...


    Cette semaine, après quelques jours de congé des plus nécessaires, j'ai vu très clairement le projet que je poursuivrais pour mon mémoire-création. Je devrai sans doute modifier mon sujet. Mais je réalise surtout que je dois réussir à parler de ma démarche comme matérialisation de codes de conduites moraux, sociaux et psychologiques, ou comme construction d'un monde utopique élaboré sur mesure pour combler les besoins d'une personnalité aux exigences contradictoires. Un truc du genre. Je dois y arriver, parce que c'est ce que je fais, ce que je maîtrise, et qu'il doit bien y avoir une façon pertinente et valable d'en parler.
    « Le discours doit améliorer la médiation plutôt que de lui faire obstacle »
                                                                                         Michael Blum, 19 avril 2011, 12h05
    encounter me


    i feel at home whenever the unknown surrounds me


    hold me
    control me


    Should I save myself for later
    Or generously give?
    Fear of losing energy is draining
    It locks up your chest, shuts down the heart, miserly and stingy
    Let's open up : share!


    show me forgiveness, for having lost faith in myself